Frontières: La réponse de l’Ambassadeur d’Algérie en France

L’Ambassadeur d’Algérie en France Mohamed Antar Daoud s’est exprimé, hier soir, sur la réouverture des frontières algériennes, fermées depuis plus d’une année.

Dans un entretien accordé à Canal Algérie, l’ambassadeur a défendu la décision de la fermeture des frontières dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation de la pandémie de Covid19.

“La fermeture des frontières est loin d’être une sanction, c’est uniquement une protection.” a t-il affirmé rappelant que grâce à cette décision l’Algérie est “un des rares pays au monde, avec la Chine, à à avoir aujourd’hui un taux de contamination à deux chiffres.”

Pour le diplomate, c’est une “preuve que cette fermeture des frontières a eu un impact positif.”

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Mohamed Antar Daoud s’est exprimé, par ailleurs, sur les vols de rapatriement au départ de l’Algérie vers la France, qui ont été suspendus depuis le 1er mars suite à la détection des premiers cas du variant britannique en Algérie.

Il a précisé que ces vols de rapatriement sont destinés aux “ressortissants algériens, qui sont venus d’Algérie avec un passeport établi en Algérie muni d’un visa et titulaires d’un test PCR.”

Malgré cela, précise encore l’ambassadeur, les autorités ont “tenu compte des décès et il fallait à tout prix laisser partir des gens résidents.”

Le diplomate a rappelé que “l’Algérie est le seul pays au monde à avoir rapatrié ses ressortissants et à les avoir pris en charge pendant 15 jours dans des hôtels étoilés, ce qui n’a pas été le cas de beaucoup d’autres pays nettement plus développé.”

Algériens bloqués à l’aéroport de Paris-CDG : ils s’entêtent à rester en zone internationale

Évoquant la situation des ressortissants algériens bloqués à l’aéroport de Paris-CDG, l’ambassadeur d’Algérie en France a rappelé qu’ils ont été “informés de l’annulation des vols et ils sont arrivés pratiquement à la fin des vols de rapatriement.”

“Ces vols de rapatriement ne les concernent pas, ils concernent les gens munis d’un passeport établi en Algérie , or il s’agit de ressortissants établis en Grande-Bretagne.” a t-il expliqué.

L’ambassadeur a indiqué qu’ils “s’entêtent” à rester en zone internationale malgré toutes les propositions qui leur ont été faites notamment pour retourner en Grande Bretagne.

“Ils s’assument et ils assument, tout simplement (…) En aucun cas, on ne pourra mettre en danger la vie de 45 millions d’algériens pour 27 personnes qui veulent rester en zone internationale…” a t-il souligné.