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Trafic de visas : un responsable du consulat d’Espagne à Alger arrêté
Un responsable du consulat d’Espagne à Alger a été arrêté dans le cadre d’une enquête pour trafic de visas.
Un scandale secoue le consulat d’Espagne en Algérie. Selon des informations rapportées par le journal The Objective, le vice-consul espagnol en poste à Alger a été arrêté dans le cadre d’une enquête pour trafic de visas.
L’opération a été ordonnée par la Cour nationale d’Espagne, avec l’appui du parquet anticorruption.
D’après les éléments de l’enquête, le diplomate est soupçonné d’avoir participé à une organisation structurée facilitant l’obtention de visas en échange d’argent.
Trafic de visas Espagne : un algériens également arrêté
Une autre personne, de nationalité algérienne et proche collaborateur du vice-consul, a également été arrêtée. Une troisième personne liée au consulat a été mise en cause sans être placée en détention.
Les autorités évoquent un système permettant non seulement la délivrance frauduleuse de visas, mais aussi le blanchiment d’une partie des gains en Espagne.
Baptisée Jazira-Cova, l’opération a mobilisé plusieurs services spécialisés, dont l’unité de délinquance économique et fiscale, les services de lutte contre l’immigration illégale et les autorités douanières.
Des perquisitions ont été menées dans plusieurs villes espagnoles, notamment à Valence et Torrevieja.
Les enquêteurs ont saisi de l’argent en espèces, du matériel informatique et plusieurs supports de stockage. Des mesures de gel d’avoirs ont également été engagées.
Une affaire sensible pour les relations consulaires
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu autour de la gestion des visas au consulat d’Espagne à Alger.
Selon les mêmes sources, des irrégularités avaient déjà été signalées ces derniers mois, notamment concernant des signatures de documents officiels et des décisions liées à l’octroi ou au refus de visas.
Des entrepreneurs espagnols avaient également dénoncé des difficultés dans la délivrance de visas de travail à des ressortissants algériens.
Les personnes arrêtées doivent être présentées à la justice espagnole, tandis que le ministère des Affaires étrangères a été informé de l’affaire et a lancé une inspection interne.



