Vols: Le PDG d’Air Algérie préfère une « ouverture graduelle »

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Le PDG par intérim de la compagnie aérienne nationale Air Algérie s’est exprimé, hier, sur la reprise des vols et affirmé qu’il préfère une « ouverture graduelle. »

L’Algérie a rouvert partielle ses frontières aériennes, le 1er juin, après plus d’une année de fermeture en raison de la crise sanitaire de Covid19.

Les autorités ont autorisé la compagnie aérienne nationale Air Algérie et les autres compagnies étrangères opérant en Algérie à opérer plusieurs vols par semaine.

Le ministère des transports a renforcé progressivement le nombre de vols et de destinations desservies pour atteindre 14 actuellement.

Près d’une année après la décision de rouvrir partiellement les frontières, le nombre de vols opérés actuellement au départ et à destination est « insuffisant », selon plusieurs députés qui ne cessent d’appeler à renforcer le programme de vols.

Le PDG par intérim d’Air Algérie: « Je préfère une ouverture graduelle. »

Ces derniers jours, plusieurs informations ont circulé concernant un renforcement du programme de vols au départ et à destination de l’Algérie « dans les prochains jours. »

Le ministre des transports a évoqué les efforts de son département pour augmenter le nombre de vols tandis que le député de l’émigration a annoncé, après sa rencontre avec le PDG par intérim d’Air Algérie, de « nouveaux vols dans les prochains jours. »

Intervenant, hier, devant les membres de la commission des affaires étrangères de l’assemblée populaire nationale (APN), le PDG par intérim d’Air Algérie Amine Debaghine Mesroua a évoqué la reprise des vols par la compagnie Air Algérie.

 » Même si, demain, l’État me demande de reprendre à 100%, je dirai non… Je préfère une ouverture graduelle, 40, 50, 60%… » a affirmé le premier responsable d’Air Algérie.

Rappelant qu’Air Algérie a été contrainte de suspendre son activité pendant deux ans, le PDG par intérim de la compagnie a expliqué que des problèmes ne sont pas à exclure car « même avec tout l’entretien qu’il y a, un avion c’est un appareil, c’est une mécanique, ça répond aux mêmes règles que toutes les mécaniques. »

« Mon obligation est de transporter les gens en toute sécurité« 

Le PDG par intérim d’Air Algérie a souligné que son « obligation numéro 1 est de transport les gens en toute sécurité. »

« S’il y a le moindre doute sur un avion, il ne sort pas de la base, quitte à laisser 300 passagers à Alger et 300 à Paris. Il ne sortira pas. Je ne vais pas risquer la vie de 600 personnes. Je préfère leur payer l’hôtel à Paris que d’envoyer l’avion (s’il y a le moindre risque, Ndlr). » a expliqué le PDG par intérim de la compagnie nationale Air Algérie, selon une vidéo publiée par DZ News TV.