27 algériens bloqués depuis un mois à l’aéroport Paris-CDG

27 ressortissants algériens sont bloqués depuis un mois au niveau de la zone internationale de l’aéroport Paris-CDG.

Arrivés à Paris en provenance de Londres, ces algériens devaient prendre, fin février, un vol d’Air Algérie à destination d’Alger. Selon le témoignage d’un d’entre-eux, la compagnie aérienne nationale ne les a pas “autorisé à embarquer sur les vols vers Alger” alors qu’ils affirment avoir “tous les documents nécessaires notamment des tests PCR, et la moitié des personnes bloquées sont vaccinées…”

L’ambassade d’Algérie en France a expliqué, dans un communiqué rendu public le 18 mars, que ces personnes ont été “saisies individuellement par l’agence d’Air Algérie à Londres les informant de l’annulation de leur billet Paris-Alger” suite à la détection en Algérie des cas du variant anglais.

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En dépit de cette notification, ces 27 ressortissants algériens “ont tenu à se déplacer à Paris le 27 et 28 février,” indique le communiqué de l’ambassade précisant qu’Air Algérie a affiché sa disponibilité “à prendre en charge les billets retour vers le lieu de résidence, payer les frais de tests PCR, rembourser leur billet Londres-Paris et prendre en charge l’excédent de bagages.”

Les 27 ressortissants algériens ont refusé les « propositions » de l’ambassade pour leur garantir un retour en Grande Bretagne, et ont choisi de rester dans la zone internationale de l’aéroport de Paris-CDG.

Cette affaire a fait réagir le sénateur Abdelouaheb Bezaim qui a adressé une lettre au ministre des affaires étrangères Sabri Boukadoum. Le Parlementaire a appelé le ministre à intervenir « pour mettre fin à cette souffrance qui a trop duré » rappelant que ces algériens “ont des droits garantis par la Constitution et ils doivent être pris en charge.”