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Visa américain : plus de 1 000 Algériens ont dépassé la durée autorisée en 2025
Plus de 1000 ressortissants algériens ont dépassé la durée autorisée de leur visa américain en 2025, rapporte Maghreb Emergent, qui cite l’ambassade des Etats-Unis en Algérie.
Derrière la nouvelle exigence de caution imposée à certains demandeurs algériens de visa américain, un indicateur pèse lourd : le nombre de dépassements de séjour. En 2025, plus d’un millier d’Algériens sont restés aux États-Unis au-delà de la validité de leur visa. Une donnée clé, désormais au cœur de la politique migratoire américaine.
Selon des informations communiquées par l’ambassade des États-Unis à Alger au site Maghreb Emergent, plus de 1 000 ressortissants algériens ont dépassé la durée de validité de leur visa américain en 2025.
Ce chiffre, jugé significatif par les autorités américaines, fait partie des éléments ayant conduit Washington à inclure l’Algérie dans un programme pilote de caution pour certains visas, notamment les visas de court séjour B1/B2 (affaires et tourisme).
Pourquoi ces dépassements de visa américain comptent autant
Pour l’administration américaine, le dépassement de séjour n’est pas un simple manquement administratif. Il est considéré comme un indicateur de risque migratoire, au même titre que l’immigration irrégulière.
L’ambassade américaine explique que les pays peuvent être soumis à une caution lorsqu’ils affichent des taux élevés de dépassement, mais aussi lorsque des failles sont identifiées dans les procédures de contrôle ou de vérification.
Ces situations, selon Washington, entraînent des coûts pour les contribuables américains, notamment en matière de suivi administratif et de sécurité, rapporte la même source.
Une conséquence directe pour les futurs voyageurs algériens
Concrètement, ce constat se traduit par une mesure très tangible : l’exigence d’une caution financière pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars pour certains demandeurs algériens de visa américain.
Cette somme, fixée au cas par cas lors de l’entretien consulaire, vise à inciter au respect strict de la durée de séjour autorisée. Elle peut être fixée à 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars, selon le profil du demandeur.
Pour beaucoup d’Algériens souhaitant rendre visite à leur famille ou effectuer un court séjour aux États-Unis, cette condition représente un obstacle financier majeur, voire dissuasif.
La position américaine est assumée. L’ambassade rappelle la ligne défendue par le secrétaire d’État Marco Rubio, pour qui « un visa américain est un privilège, pas un droit ». Le message est clair : les autorités attendent des visiteurs temporaires qu’ils respectent scrupuleusement les règles de séjour.
Le Département d’État précise d’ailleurs qu’il réévalue en permanence les taux de dépassement de visa et les dispositifs de contrôle à l’échelle mondiale, afin d’ajuster sa politique en fonction des risques identifiés.


