Réduction des visas pour algériens: La Réaction de Lamamra

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Le ministre des affaires étrangères Ramtane Lamamra a réagi, hier, à la décision de la France de réduire le nombre de visas accordés aux algériens.

La France avait annoncé, en septembre dernier, sa décision de réduire de 50% le nombre de visas octroyés aux algériens et marocains et de 30% le nombre de visas accordés aux ressortissants tunisiens.

Cette décision a été prise par les autorités françaises en raison des “difficultés » rencontrées pour le renvoi en Algérie, mais aussi au Maroc et en Tunisie, des ressortissants faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.

S’exprimant, hier, lors d’une interview accordée à France24 au RFI, le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a déclaré d’emblée: « Cela fait partie des malentendus que, peut être, certaines déclarations à la presse du côté français, amplifient hors proportions donnant l’impression qu’il s’agit d’une divergence majeure. »

« L’Algérie ne protège pas des personnes qui violent la loi française de la même manière qu’aucun État ne devrait protéger des gens qui violent la loi algérienne. » a souligné Ramtane Lamamra.

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Le ministre des affaires étrangère a évoqué une « certaine sélectivité du côté français. » « On laisse libre de leur mouvement certaines catégories de personnes qui, pourtant, constituent parfois une menace à la sécurité nationale de l’Algérie, pendant que d’autres âmes qui sont à la recherche d’un emploi ou qui ont été amenée en France dans le cadre d’accords de main d’œuvre et autres depuis longtemps se retrouvent, du jour au lendemain, concernées par des mesures d’éloignement du territoire national français. » indique le ministre.

Le chef de la diplomatie algérienne appelle à traiter « humainement questions humaines. » Pour lui, la loi doit être « appliquée de manière non sélective » et qu’elle repose sur un « minimum de respect à la dignité humaine. »

L’Algérie, explique le ministre, veille à ce qu’il n’y ait pas de vols charters, que les personnes bénéficient des recours possibles devant les autorités françaises avant qu’elles ne soient reconduites aux frontières.

« Il est faux de dire que nous refusons de recevoir nos compatriotes qui n’ont plus rien à faire en territoire français. » affirme le ministre des affaires étrangères sur France24.