Algérie: La France a délivré plus de 8000 visas depuis janvier

Les différents consulats de France en Algérie ont délivré plus de 8000 visas aux algériens entre janvier et juillet 2021.

Le nombre de demandes de visas déposées par les algériens depuis le début de cette année a baissé significativement notamment en raison de la fermeture des frontières à cause de la pandémie de Covid19.

Entre janvier et juillet 2021, 11 815 demandes de visa pour la France ont été déposées par les ressortissants Algérie contre 504 173 en 2019, selon des chiffres publiés par l’AFP. Les trois consulats de France en Algérie ont délivré 8 726 visas aux algériens entre janvier et juillet 2021.

En 2021, la France a délivré 18 579 aux ressortissants marocains et 12 921 visas ont été octroyés par les différents consulats de France en Tunisie.

Désormais, le nombre de visas accordés aux algériens, marocains et tunisiens sera fortement réduit en raison des “difficultés rencontrées par la France pour renvoyer dans ces pays les ressortissants faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire.”

Le nombre de visas accordés par les différents consulats de France en Algérie et au Maroc sera réduit de 50% et de 30% en Tunisie par rapport à 2020.

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« C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France », a déclaré le porte parole du gouvernement français Gabrielle Attal sur Europe1.

“Nous prenons acte de cette décision disproportionnée et nous la déplorons”, a réagi Amar Belani, envoyé spécial chargé de la cause du Sahara Occidental et des pays du Maghreb Arabe, dans une déclaration à l’APS.

Pour Amar Belani, cette décision est, “dans la forme malencontreuse car elle intervient à la veille du déplacement d’une délégation algérienne à Paris dans le but de faire le point sur tous les cas en suspens et de déterminer le mode opératoire le plus satisfaisant en vue de renforcer la coopération dans le domaine de la gestion de l’immigration irrégulière.”