Algérie: Baisse du nombre de visas accordés par la France

Le nombre de visas délivrés par les trois consulats de France en Algérie (Alger, Annaba et Oran) en 2019 a enregistré une baisse, tandis que le taux de délivrance est en hausse, selon les chiffres avancés par Marc Sédille, consul général de France en Algérie, cité par TSA.

En effet, le nombre des demandes est passé de 568 882 en 2018 à 501 300 en 2019, soit une baisse de 12%. 272 054 visas ont été octroyés par les consulats de France à Alger, Annaba et Oran en 2019, contre 293 926 en 2018, soit une baisse de 7,5%.

“La quasi-totalité des visas délivrés sont à entrées multiples. Un quart ont une validité de plus d’un an. ” indique le consul, selon TSA.

Cette baisser du nombre de demandes s’explique, selon le consul, par “la situation interne en Algérie mais aussi par les nouvelles règles introduites dans le cadre du dispositif France-Visas.”

« Depuis deux ans, il est plus difficile d’obtenir un visa, donc les gens soit renoncent, soit défèrent le dépôt de leur demande. Cette baisse n’est pas uniforme, elle est surtout ressentie à Annaba et à Oran. A Alger, la demande reste très forte », a t-il expliqué.

Le taux de refus est en baisse

Le taux de délivrance des visas par les différents consulats de France en Algérie est par contre en hausse, il est passé à 54% en 2019, contre 51% en 20189.

Cette baisse est due à une « meilleure qualité » des dossiers déposés, selon Marc Sédille, qui estime que « globalement, les dossiers sont de meilleure qualité, plus complets et les gens ont compris l’enjeu qui est le financement du séjour.”

“On voit apparaître de plus en plus dans les demandes, des attestations d’accueil qui, pour nous, garantissent le financement du séjour. Il y a un effort qui est fait de la part des demandeurs et ça se traduit par une baisse du taux de refus », explique le consul qui s’attend au maintien de cette tendance à la baisse en 2020.

« Un des motifs les plus fréquents du refus est lié à la difficulté des demandeurs à justifier leur situation en Algérie. La part de l’informel dans l’économie algérienne est incompatible avec les critères Schengen. On prend en considération cette situation.” souligne Marc Sédille.

“Il vaut mieux pour les demandeurs de nous dire la vérité que de produire de faux documents » insiste le Consul général de France en Algérie.

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